En préparation pour la chasse à l’orignal

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Peu importe l’activité, une bonne préparation minimise les risques d’expérimenter des mésaventures engendrant frustration et déception.

Cela s’applique particulièrement à la chasse à l’orignal. Nous profitons donc du long congé de la Fête du Travail pour nous rendre sur notre territoire de chasse et nous concentrer sur quelques éléments de cette préparation.

Moi et mes partenaires chasseurs (frères, belle-soeur et neveu) faisons le tour des caches pour en réparer certaines et en construire de nouvelles qui nous permettront de couvrir le plus de territoire que possible.

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Également, nous récoltons les cartes micro SD des appareils photos postés à des endroits stratégiques où un bloc de sel a été installé en début d’année, non loin de ces fameuses caches.

En scrutant les photos à l’aide d’un ordinateur portatif, nous remarquons qu’une femelle et son veau viennent régulièrement se pointer le nez. Nous découvrons avec enthousiasme la photo d’un orignal mâle de belle stature venu lécher un de ces blocs de sel !

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Dans cette région, le permis de chasse à l’orignal nous donne le droit d’abattre un mâle ou un veau pour une équipe de trois chasseurs. Pour pouvoir se procurer un permis pour la femelle, il faut s’inscrire à un tirage au sort organisé par la SÉPAQ. Ainsi, la plupart du temps, nous n’avons pas droit aux femelles.

Or, lorsqu’on confirme qu’un mâle flâne dans les parages, l’excitation est à son comble ! 🙂

De plus, pour ajouter à cette fébrilité, nous observons de très nombreuses pistes fraîches un peu partout autour de ces lieux !

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Durant ce week-end, je profite de l’expérience de mes frères pour ajuster mon arme : une carabine de calibre 30-06. Le télescope qui y est agrippé est beaucoup trop éloigné de mon visage lorsque je mets l’arme en joue.

Ceci risque de me faire perdre de précieuses secondes en situation de chasse : si une bête surgissait devant moi, ces quelques secondes perdues peuvent me faire rater une belle occasion.


De plus, cette même lunette d’approche semble s’être désajustée car à chaque tir, le centre de la cible de pratique est ratée de plusieurs centimètres. Un réajustement permet donc de corriger le tout.

Une imprécision de la sorte peut faire toute la différence entre un tir fatal dans les parties vitales de l’animal et un tir raté blessant l’animal, nécessitant des heures de recherche pour retrouver la bête qui s’est enfuie.

Tout bon chasseur s’assurera de prendre toutes les précautions pour réaliser une chasse « propre », c-a-d une chasse où l’animal souffrira le moins possible.

Cette courte expédition dans notre territoire de chasse à l’orignal à raviver l’instinct de chasseur qui s’était atténué en période estivale.

J’ai bien hâte à la fin du mois d’octobre pour renouer avec ce sport que j’aime tant et récolter une viande naturelle au goût rehaussé permettant de nourrir la famille durant tout l’hiver.

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