Mon coeur me joue des tours

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Je me sens comme dans un mauvais rêve que l’on fait à répétition. Un cauchemar dans lequel je retrouve quelque chose qui me tient à coeur mais que je perds mystérieusement, sans explication, à la fin.

De retour de mon voyage m’ayant permis de bien préparer ma chasse à l’orignal (histoire que vous pouvez lire sur ce blogue ici), les symptômes d’une péricardite, que je croyais guérie (un autre récit publié sur ce blogue ici), refont surface.

En fait, j’avais bien senti un léger malaise durant mon séjour dans ma région natale, mais jamais aussi intensément que présentement.

Je suis sans mot. Déception, découragement, colère, résignement. Les émotions s’entremêlent. J’avais pourtant recommencé, graduellement, modérément, cordialement, à faire quelques sorties de course à pied. Mais voilà qu’un retour au purgatoire devient incontournable.

La douleur devenant insoutenable, je retourne à l’urgence de l’hôpital Hôtel-Dieu. Encore une fois, on m’accueille précipitamment et on m’installe, mi-couché mi-assis, sur une civière en attendant de passer un cardiogramme. Mais cette fois-ci, je ne me sens vraiment pas bien!


Cette position décuple le mal à l’intérieur de ma poitrine. Ma vision s’embrouille et j’appuie sur le bouton pour appeler l’infirmière. Elle s’aperçoit que quelque chose cloche à la vue de mon teint qui pâlit et elle mobilise toute l’équipe qui se précipite autour de moi.

On soulève mes jambes, abaisse ma tête, je garde les yeux fermés et à entendre tout ce brouhaha, je songe pendant quelques secondes à la mort. Effrayante sensation!

Ma civière roule en tout sens. Décidément on me transporte dans une section réservée aux problèmes cardiaques urgents. Quelle galère!

Je reprends mes esprits. Cathéter planté dans le bras, brassard pour mesurer la pression autour du bicep, capteurs cardiaques sur la poitrine. Curieusement, la douleur s’est atténuée. Comme si ma petite perte de conscience avait remis les compteurs à zéro. On met le breaker à off et on rallume.

Et le scénario se répète, mais en accéléré cette fois : radiographie des poumons, échographie cardiaque, prise de sang.

Verdict : la péricardite est de retour avec un petit peu d’épanchement. C-a-d qu’une infime quantité d’eau s’est accumulée entre les membranes qui enveloppent le coeur, due à une inflammation trop importante. Rien d’alarmant cependant.


Je trouve quand même l’occasion de rigoler avec le personnel médical. “C’est un garçon ou une fille?” – une question que j’adresse à la technicienne qui fait mon échographie cardiaque.

Je vois finalement une cardiologue accompagnée de 3 ou 4 jeunes cardiologues en devenir. Elle m’explique que la péricardite est revenue à cause du premier traitement qui n’a été efficace que quelques jours. Je dois donc reprendre des anti-inflammatoires mais pendant une plus longue période (2 mois!) et de deux sortes différentes. Je la reverrai à la fin de ce nouveau traitement.

Elle me confirme que la pratique d’un sport n’en est pas la cause. C’est souvent un virus qui est à l’origine mais qu’il ne faut pas s’en faire pour autant. Je peux même recommencer graduellement à courir une fois que le traitement est bien amorcé (dans environ 2 semaines) histoire de garder la forme.

J’obtiens mon congé mais je ne quitte pas sans avoir englouti un bon repas d’hôpital! Miam!

En conclusion, nul besoin de vous dire que j’annule toute autre participation à un événement de course à pied cette année. Ce ne sera que partie remise pour l’an prochain. À moins que mon mauvais rêve à répétition perdure jusqu’en 2017! 🙁

Un merci tout spécial au personnel de l’Hôpital Hôtel-Dieu pour les bons soins prodigués et pour leur approche très humaine! 🙂

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